Psychologie du divorce ?

Le divorce légal entraîne alors de profondes transformations matérielles : problèmes économiques, retour dans sa famille d’origine, solitude.

Ces difficultés objectives s’ajoutent aux difficultés psychologiques et se transforment en d’autres prétextes pour arriver au conflit : chantage pour le non-paiement des paiements, sentiments de frustration pour sa condition matérielle de vie, plaintes.

Dans cette bataille, centrée sur le désir de vengeance, les enfants restent à l’arrière-plan, invisibles. Et c’est dans ce type de couple très conflictuel que  » le trouble relationnel envahit le domaine de l’art d’être parent, appelant un enfant, par ses symptômes, à jouer son rôle dans le système « .

RÉSEAU CLINIQUE Le divorce des parents se transforme en l’impossibilité de maintenir une entente éducative avec les enfants : le parent perd conscience de ses responsabilités et devoirs par rapport au rôle de mère et de père.

En outre, les difficultés d’échange d’informations sur leurs enfants, sans créer une nouvelle occasion de confrontation, se transforment en une véritable condition d’incommunicabilité dont les médiateurs deviennent souvent les mêmes enfants : outre le bref appel téléphonique, les messages par répondeur téléphonique et SMS, les courriels et fax envoyés par des avocats partisans, le couple fait souvent appel à des enfants, qui doivent les emmener avec eux lorsqu’ils passent du domicile de la mère à celui du père et vice versa, voire le poids de l’absence de communication des parents.

Cependant, dans cette situation, chacun des deux se considère comme le parent le plus approprié et exige que cela soit reconnu par le système judiciaire par l’exercice de la garde.

Cette logique redevient un prétexte pour alimenter d’autres conflits qui, dans ce cas, se déplacent dans la salle d’audience et qui font intervenir d’autres mécanismes, comme celui des fausses plaintes ( » l’autre a un mode de vie inadapté à un enfant « ,  » l’autre est négligent envers les besoins de l’enfant « , etc…), dans une tentative pour discréditer l’autre époux et gagner la bataille pour la garde.

L’impossibilité de mettre en œuvre un divorce psychologique et de surmonter  » la phase de la colère  » empêche donc une redéfinition efficace de son rôle parental et de son exercice.

Même les enfants vivent la séparation de leurs parents comme un deuil : ils ressentent la peur, ils se sentent désorientés par la perte de leur vie quotidienne et de leurs certitudes, ils ressentent la tristesse de quelque chose qui existait avant et qui n’existe plus maintenant ; ils sont en colère à cause de l’impuissance qu’ils vivent dans une telle situation ; ils attribuent souvent la faute à ce qui leur arrive ; ils ont honte, ils perçoivent la séparation de leurs parents comme un motif de gêne aux yeux des autres.

Enfin, l’enfant éprouve un sentiment d’impuissance : il espère d’abord réussir à réunir ses parents, mais son désir de toute-puissance se heurte rapidement à une autre réalité.

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